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Ensemble à gauche au Chesnay

Jeudi 14 février 2008

Procès-Verbal 17 mai 2001  
Extrait de procès-verbal retranscrit ci-dessous pour une meilleure lisibilité.



Extrait du procès-verbal du conseil municipal du 17 mai 2001 :

M. le Maire.- Au sujet de ces logements sociaux, vous savez que les grandes réserves foncières du Chesnay sont peu nombreuses. Nous en avons une importante, celle des services généraux de l’administration de la police, dite le SGAP, sur l’ancien terrain du SHAPE. Cela représente une superficie proche de 8 hectares.

 

Le préfet manquant beaucoup de logements sociaux pour son personnel, je lui en ai parlé de façon à ce qu’il regarde l’ensemble. A la limite, on pourrait très bien dire que les 1.400 logements sociaux manquants pourraient se faire à ce niveau-là. A la limite, si on était extrémiste… voyez ce que je veux dire ?

 

On ne vous demande pas de voter si vous êtes d’accord ou pas, on vous demande si vous avez des observations ou des remarques à faire sur ce bilan, et ensuite je vous demanderai de voter comme quoi vous avez été informés. Des remarques ou des interrogations sur cette présentation ?

  

Mme WELSING.- Trappes possédait 70 % de logements sociaux et je pensais qu’il était peut-être temps de rééquilibrer les choses par rapport à des villes comme la nôtre.

  

M. le Maire.- La seule chose est de savoir si effectivement il faut prendre 20 % de logements sociaux de Trappes pour les ramener au Chesnay.

 

Mme WELSING.- Il faut avoir cela en tête en pensant qu’on a 10 % de logements sociaux et que Trappes en possède 70 %.

 

M. le Maire.- Je crois qu’il ne faut pas se tromper de débat. Aujourd’hui les logements sociaux, dans une ville, sont faits pour répondre aux besoins sociaux de la ville. D’accord ? On ne peut pas considérer que les villes doivent aujourd’hui payer les erreurs de certaines gestions.

Je rappelle quand même que la gestion de la ville de Trappes qui a été communiste pendant très longtemps, car excusez-moi, il faut rappeler les choses, nous rencontrons, sur certaines villes où il y a effectivement une concentration très importante de logements sociaux, des personnes qui étaient en situation illicite en France, et ceci, afin de les régulariser par la suite.

 

Il faut donc assimiler tout ce monde-là.

 

Mme WELSING.- Je ne voulais pas entrer dans le détail. Je veux simplement dire  que nous aussi, nous pouvons être content de n’avoir que 10 % de logements sociaux. A mon avis, dans une réflexion en dehors de l’indemnité, je pense qu’il faut avoir cela en tête. C’était tout ce que je voulais dire.

 

M. le Maire.- C’est un débat important qui va se poser. Quand je dis qu’aujourd’hui on impose à toutes les villes de faire 20 %, je me pose la question : est-ce que dans chaque ville, il y a ce besoin qui doit atteindre 20 % ? C’est la première question.

 

Ensuite, se pose la question de l’évolution de ces logements. Est-ce qu’on n’est pas en train d’imposer aux villes justement la capacité de ramener une certaine population pour effectivement diluer les problèmes ?

 

Je pense que la volonté de certaines villes sera de préserver leur environnement et leur sécurité.

Ce protectionnisme n’est pas fait pour un intérêt individuel et gaulliste mais est fait pour qu’on ne se retrouve pas dans une concentration brutale et déséquilibrée avec les problèmes inhérents de l’insécurité qui sont de plus en plus importants dans nos villes.

 

En effet, lorsque je vois aujourd’hui la recrudescence de l’insécurité au Chesnay depuis quelques semaines, voire depuis quelques mois, et quand je vois les gens qui sont arrêtés, quand je vois leur origine, je me dis que ce n’est pas le hasard ! Je crois qu’il y a un débat important à ce niveau qu’il faudra avoir.

 

Personnellement je suis contre – même si effectivement je le dis un peu brutalement – une loi qui met en obligation, en quelques mois, les villes à payer une amende, qui en fait est tout simplement, je le dis ouvertement – car je n’en ai rien à faire si cela figure au compte rendu – un racket fiscal.

 

Dans la salle.- C’est clair !

 

M. MASSON.- Vous voulez dire que : qui dit logement social, dit délinquance ? 

M. le Maire.- Non, je n’ai pas dit cela. Si on impose au Chesnay 1.400 logements de plus, je dis moi que les besoins des Chesnaysiens ne sont pas de 1.400. Si la ville du Chesnay devait créer ces logements, ce serait plus pour accueillir une nouvelle population.

 

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